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- Vous êtes vraiment beaucoup à me demander comment canaliser vos propres émotions face à vos chiens, à culpabiliser parce que vous avez engueulé votre chien, parce que vous êtes fatigués de la réactivité de votre chien, parce que vous avez l’impression de faire au mieux mais que ce n’est toujours pas assez etc.
- On va déjà commencer par déculpabiliser : si on se pose des questions, c’est déjà qu’on fait bien avec son chien. Le principe c’est d’essayer de faire au mieux. Oui, l’idéal est que votre chien ne vive que des associations positives, que vous ne perdiez jamais votre sang froid, que vous soyez toujours un humain sécurisant, que vous anticipiez tout dans l’environnement. Mais en fait, le problème majeur c’est que vous êtes humains. DONC vous ne pouvez pas être parfaits ni tout contrôler.
- Aussi, il y a toujours la théorie et la pratique et ni vous ni votre chien n’êtes de la théorie, vous êtes des êtres vivants avec vos propres individualités et donc vos propres failles. Il y a d’ailleurs quelque chose qu’on oublie parfois dans la théorie c’est l’environnement. L’environnement au sens du contexte dans lequel on est mais du coup aussi les autres. et l’enfer c’est les autres. Vous pouvez essayer de faire en sorte que votre chien n’ait que des interactions positives avec des chiens bien codés jusqu’au jour où votre chien se fait cartonner par un chien en libre qui sort de nulle part. Vous pouvez désensibiliser au max votre chien aux enfants jusqu’au jour où un enfant court en hurlant avec un bâton à la main vers votre chien. C’est ce qui m’est arrivé = 2 mois de boulot en plus. En gros, vous pouvez faire au mieux mais vous ne pouvez pas tout contrôler, en particulier les autres et ça il faut savoir l’accepter.
Quand votre chien fait une grosse connerie ou que vous êtes débordés et fatigués. Plusieurs solutions s’offrent à vous :
- Déjà respirez un coup. Ce n’est pas grave, rien n’est grave, c’est chiant mais ce n’est pas grave.
- Quand on est en promenade, le mieux c’est d’accepter, de se dire que c’est une journée sans et que s’énerver ne changera rien.
- On parle de l’empilement de déclencheurs chez les chiens mais c’est pareil pour nous. On accumule beaucoup de choses et parfois bah c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Donc on prend son temps, on se détend, on fait des exos de cohérence cardiaque et on va promener son chien une fois qu’on se sent bien.
- Dans des moments où vous n’en pouvez plus vous pouvez aussi confier votre chien à une personne de confiance, c’est comme les enfants, parfois prendre du temps pour soi permet de se rappeler pourquoi on les aime. Un humain détendu c’est un chien bien dans ses pattes.
- Parlez en autour de vous, essayez de trouver des solutions avec d’autres gens, d’échanger avec des gens qui ont les mêmes problématiques avec leur chien.
Conclusion
- Essayons de faire au mieux pour nos chiens, de faire un max de compromis et de les protéger au maximum mais arrêtons de penser que certaines personnes sont parfaites.
- Personne n’est parfait et c’est en identifiant nos failles qu’on peut devenir encore meilleurs avec nos chiens. Alors on se déculpabilise et on se détend pour faire au mieux pour nos chiens et préserver notre santé mentale
- Je finirais par parler de ce fameux chien parfait dont il est important de faire le deuil… Vous êtes beaucoup à me parler de la pression d’avoir un chien parfait que ça soit dans votre entourage ou sur les réseaux sociaux… Là aussi, je rassure tout le monde, aucun chien n’est parfait sur tous les points… Et surtout votre chien parfait ne sera pas forcément le chien parfait d’un autre… Une fois que vous aurez fait le deuil ce chien parfait et que vous vous détacherez du regard des autres je peux vous garantir que vous aurez beaucoup moins de chance de perdre patience, d’être dans la contrainte etc. pour arriver à des objectifs qui le plus souvent nécessitent beaucoup d’étapes et de bienveillance.



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